Réflexions sur la vie 5 min de lecture

Revenir à la maison, c’est un autre voyage

Par Jalves Nicacio
Revenir à la maison, c’est un autre voyage

Quand le retour devient un nouveau départ.

Je suis rentré au Brésil en décembre 2022, après avoir passé quelques années à vivre et étudier au Canada. Je suis passé d’un hiver à -40 °C à une chaleur de 40 °C dans le Nord-Est du Brésil. Mais le véritable choc n’a pas été celui de la température.

Ce fut dans le bruit des conversations, le trafic désordonné, les motos qui serpentent entre les files de voitures, le rythme effréné de tout que j’ai réalisé à quel point j’avais changé — ou du moins, à quel point mon regard avait changé. Ce retour n’a pas été un simple “retour à la maison”, mais bien un réapprendre à être là où j’avais déjà été.

Ressentir la différence de rythme de vie entre le Brésil et le Canada m’a rappelé la première leçon que j’ai apprise dans les terres glacées. Lorsque je suis arrivé à l’université, encore habité par le stress typique de notre rythme brésilien, mon premier professeur m’a regardé et m’a dit : « Doucement ! » — une façon québécoise de dire « prends ton temps, respire un bon coup. »

Ne te méprends pas. Je ne suis pas — et je n’ai jamais voulu être — ce type de personne qui, après avoir vécu à l’étranger, compare tout et affirme que “là-bas c’est mieux”. Ce n’est pas mon propos. Mais vivre dans un autre rythme, avec d’autres repères d’organisation, de respect du temps, même de silence… m’a inévitablement fait regarder le Brésil avec d’autres yeux. Parfois avec surprise, parfois avec tendresse. Et presque toujours avec cette étrange sensation de ne plus être tout à fait “chez soi”.

Ces expériences, aussi inconfortables aient-elles été au début, m’ont permis de voir avec plus de clarté ce que je porte vraiment en moi, où que je sois. C’est dans ces contrastes entre ici et là que j’ai commencé à réfléchir et à chercher mon but en tant que personne, père, mari et professionnel — quelque chose qui ne dépend pas du lieu, mais m’accompagne où que Dieu me plante. Après avoir découvert les enseignements de Napoléon Hill dans Think and Grow Rich, j’ai ressenti le besoin de m’arrêter, de me tourner vers l’intérieure, pour ensuite pouvoir avancer avec conviction et espérance. C’est ainsi que j’ai compris que je devais écrire un manifeste — mon manifeste de sens de vie.


Manifeste de sens de vie

  1. J’ai le plaisir d’enseigner. Je crois que l’enseigner est un acte d’amour — et qu’installer une communication empreinte d’empathie peut transformer des vies.
  2. Je crois que programmer est plus que rédiger du code : c’est concevoir des solutions réelles pour des personnes bien réelles. Je m’émerveille quand je vois une application fonctionner et aider quelqu’un.
  3. Je crois que ma foi en Christ doit se traduire par des actes concrets : servir, accueillir, enseigner.
  4. Mon rêve d’immigrer au Canada est né du désir de vivre avec dignité, d’offrir une sécurité à ma famille et d’utiliser mes dons avec plus de liberté et d’impact. Mais j’ai compris, à mon retour, que mon but ne connaît pas de frontières. Là où il y a quelqu’un qui a besoin d’apprendre, de recommencer ou simplement d’être écouté — je veux être là.
  5. Où que Dieu me plante, je veux fleurir. Enseigner avec foi. Transformer avec amour. Servir avec un sens.

Ces expériences m’ont enseigné que, au-delà d’un lieu sur la carte, ce qui importe vraiment, c’est porter le sens dans le cœur et le vivre avec intention. Si toi aussi, tu traverses une phase de retour, de transition ou de redécouverte, je t’invite à réfléchir : qu’est-ce que tu portes avec toi, peu importe où tu es ?

Partage tes pensées dans les commentaires — ou, si tu préfères, envoie-moi un message. Parlons de sens, de nouveaux départs et de ce qui nous habite complètement.